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Faut-il s’inquiéter du coup de frein de la LNB sur le marché régional ?

Bourse, La Marina BJAprès une année 2025 noire, marquée par une chute de son titre de plus de 9 %, la Loterie Nationale du Bénin (LNB) peine à rassurer en ce début d’exercice 2026. Entre avertissement sur résultats et plongeon des bénéfices, la pépite béninoise des jeux de hasard est-elle en train de perdre la confiance des investisseurs de la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières ?

L’ambiance est morose pour les actionnaires de la LNB. Alors que le BRVM Composite affiche une légère progression en ce lundi 12 janvier (+0,74 %), portant la capitalisation boursière totale à 13 281 milliards FCFA (+0,74 %), le titre LNBB poursuit sa descente aux enfers. En cédant encore 0,85 % pour clôturer à 4 095 FCFA, la valeur confirme un début d’année difficile (-4,66 % de variation annuelle), dans le sillage d’un exercice 2025 déjà clos sur une perte de 9,20 %. Au terme de cette première séance de la semaine, seuls 457 titres ont été échangés pour une valeur de 1,87 million FCFA.

Le choc du « Profit Warning »

L’explication de cette méforme ne réside pas totalement dans la psychologie du marché, mais dans les chiffres. Le 30 décembre dernier, la direction de la LNB a jeté un froid en publiant un avertissement sur résultats (profit warning) sans équivoque. Selon les données provisoires, la société anticipe pour l’exercice 2025 un recul de son chiffre d’affaires d’environ 8 %, mais surtout un effondrement de son résultat net de près de 47 % par rapport à 2024.

Ce quasi-division par deux de la rentabilité est un signal d’alarme majeur. Le PER de 11,41, affiché lors de cette séance du 12 janvier, pourrait donc être trompeur selon notre spécialiste de la rédaction. D’après lui, « Si le bénéfice chute de moitié, conformément à la dernière communication de la LNB, la valorisation réelle du titre devient mécaniquement beaucoup plus chère, ce qui explique pourquoi les investisseurs se délestent de leurs positions avant la publication des résultats définitifs. »

Le secteur bancaire, seul refuge béninois ?

Face à la tempête qui secoue la LNB, les investisseurs intéressés par le marché béninois tournent leur regard vers les valeurs bancaires, « perçues comme plus résilientes », souligne notre analyste. La Bank of Africa Bénin (BOAB), véritable locomotive de la cote en 2025 avec une progression fulgurante de +58,75 %, continue de rassurer.

Lors de cette septième séance de l’année, elle est la seule valeur béninoise à finir dans le vert. La BOAB, qui terminait déjà la semaine boursière précédente sur une hausse hebdomadaire de 1,71 %, tire son épingle du jeu avec une progression de 0,50 % (5 980 FCFA). Elle affiche un rendement net de 7,83 % qui paraît aujourd’hui bien plus sécurisé que celui de la Loterie.

De son côté, la BIIC Bénin (Banque Internationale pour l’Industrie et le Commerce) cherche son point d’équilibre. Ce lundi 12 janvier, malgré une légère correction de 0,20 % à 4 940 FCFA, elle ravit à la BOA Bénin la place de valeur béninoise la plus active de la séance, avec 5,8 millions FCFA de transactions pour 1 189 titres échangés (contre 5,5 millions FCFA pour 924 titres côté BOAB). Pour notre spécialiste à la rédaction, l’arbitrage semble clair, « Quitter les valeurs de consommation sous pression pour se réfugier dans la solidité des bilans bancaires. »

Un marché régional porté par l’industrie ivoirienne

Cette méforme béninoise contraste avec l’euphorie du compartiment industriel ivoirien. La séance a été marquée par les envolées spectaculaires d’Unilever CI (+7,50 %) et de Sicable CI (+7,36 %), propulsant les indices BRVM 30 (+0,67 %) et Prestige (+0,70 %) dans le vert. Cependant, la prudence reste le maître-mot sur la place d’Abidjan. Le volume global transigé s’est établi à un modeste 439 millions FCFA, en chute de 57,86 %. Dans un marché aussi peu liquide, l’absence de bonnes nouvelles concernant les titres béninois pèse lourd.

Pour la LNB, l’enjeu des prochaines séances sera de rassurer sur sa capacité à redresser ses marges, sous peine de voir son cours s’installer durablement sous le seuil psychologique des 4 000 FCFA

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