Bourse, La Marina BJ – Ce qui n’était qu’une zone de turbulences se transforme en une véritable crise de confiance. En franchissant à la baisse le seuil psychologique des 4 000 FCFA ce mercredi 14 janvier 2026, la Loterie Nationale du Bénin (LNB) ne se contente plus de décevoir, elle rejoint le cercle très restreint des valeurs les plus sinistrées de la BRVM en ce début d’année.
Le verdict de la neuvième séance de cotation de l’année est sans appel pour la Loterie Nationale du Bénin. Le titre a reculé de 2,44 % pour clôturer à 3 995 FCFA après une ouverture à 4 000 FCFA, marquant ainsi une rupture symbolique majeure dans son parcours boursier. À la clôture de la troisième séance de cette semaine, le titre s’installe sous la barre des 4 000 FCFA, ce qui porte sa variation annuelle à un inquiétant niveau de -6,98 %.
Un « Top 5 » des pires valeurs
Désormais, la LNB ne joue plus dans la cour des grandes valeurs de rendement et rivalise directement avec les lanternes rouges du marché régional. Dans le classement des plus fortes baisses de la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM) depuis le 1er janvier, le titre béninois s’est hissée au pied du podium des pires performances annuelles derrière la SETAO CI qui affiche -8,68 %, SERVAIR Abidjan à -8,28 % et la SAPH CI à -8,23 %.
En devançant même la Société Générale Côte d’Ivoire qui enregistre une baisse de -4,67 %, la LNB souligne l’ampleur de la défiance des investisseurs suite au profit warning massif du 30 décembre dernier qui annonçait une chute de près de 50 % de son résultat net.
L’exception béninoise
Ce qui frappe réside dans le contraste saisissant observé au sein du contingent béninois, où les titres bancaires affichent une résilience notable face à la déroute de la Loterie. La Bank of Africa Bénin (BOAB) a confirmé sa solidité lors de cette séance en maintenant son cours à 6 350 FCFA de l’ouverture à la clôture, affichant une variation nulle sur la journée mais une progression annuelle déjà robuste de +8,55 %. L’intérêt pour le titre reste soutenu avec un volume de 2 695 actions échangées pour une valeur totale de 17 100 145 FCFA.
De son côté, la BIIC Bénin a connu une séance plus nuancée en ouvrant à 4 900 FCFA, ce mercredi 14 janvier 2026, pour clôturer à 4 910 FCFA, limitant son repli journalier à -0,81 % avec 2 299 titres transigés pour un montant de 11 276 260 FCFA. Ces chiffres confirment que les gestionnaires de fonds privilégient la stabilité des bilans bancaires béninois face aux incertitudes du secteur des services.
Un marché régional à deux vitesses
Au niveau de la zone UEMOA, la séance de ce 14 janvier a été marquée par une trajectoire divergente des indices principaux. Si le BRVM Composite a grappillé 0,02 % à 346,13 points et le BRVM Prestige a progressé de 0,08 % à 143,06 points, le BRVM 30 a quant à lui cédé 0,10 % pour s’établir à 165,22 points. La capitalisation boursière globale du marché des actions s’est fixée à 13 345,37 milliards FCFA à la clôture.
En termes d’activité, le marché a enregistré un volume de 307 199 titres échangés, en repli de 27,18 %, tandis que la valeur transigée a bondi de 107,66 % pour atteindre 1,426 milliard FCFA. Ce dynamisme a été porté par les plus fortes hausses de la journée, menées par Nestlé CI (+5,50 %), CFAO Motors CI (+3,73 %) et Eviosys Packaging (+3,18 %). À l’inverse, le tableau des contre-performances a été dominé par Ecobank Transnational Inc. et Setao CI, tous deux à -4,35 %, suivis de la BOA Burkina Faso à -3,49 % et de la LNB qui ferme ce peloton avec ses -2,44 %.
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