Bourse, La Marina BJ — Au lendemain d’une entame de mois euphorique pour le secteur bancaire béninois, la tendance s’est inversée sur la place financière régionale. Alors que les principaux indices de la BRVM virent au rouge, le contingent béninois a assisté à un chassé-croisé inattendu, marqué par le sursaut salvateur de la Loterie Nationale du Bénin qui parvient à occulter la phase de respiration des titres bancaires.
La séance de cotation du mardi 3 février 2026 a été marquée par un changement de paradigme notable pour les investisseurs du pôle béninois. Après plusieurs séances de vaches maigres, la Loterie Nationale du Bénin a enfin brisé sa spirale négative pour entamer une véritable séance de reconquête. Le titre s’est adjugé une progression de +1,30 %, portant son cours à 3 900 FCFA et effaçant ainsi une partie des pertes accumulées la veille. Ce rebond technique s’est accompagné d’un regain d’intérêt manifeste, avec un volume de transactions ayant quadruplé pour atteindre 1 496 titres échangés contre 352 la veille. Ce réveil suggère que le seuil des 3 850 FCFA a été identifié par le marché comme un point d’entrée stratégique, d’autant plus que la valeur affiche désormais un rendement net très attractif de 7,06 %.
Une saine consolidation pour le pôle bancaire
À l’opposé de cette dynamique de relance, les fleurons bancaires du compartiment béninois ont observé une pause tactique après leurs performances records lors de la première séance de cotation de la semaine. La Bank of Africa Bénin, qui avait franchi le cap des 7 000 FCFA en ouverture lundi, a subi de légères prises de bénéfices pour clôturer à 6 970 FCFA, soit un repli mineur de -0,29 %. Cette respiration est jugée saine par nos analystes à la rédaction, le titre conservant une avance confortable avec une performance annuelle de +19,15 %.
Parallèlement, la BIIC Bénin a fait preuve d’une stabilité absolue en maintenant son cours à 4 995 FCFA. Les investisseurs semblent marquer un temps d’observation autour de ce pivot psychologique, attendant un nouveau catalyseur pour propulser la valeur au-delà du seuil des 5 000 FCFA.
Un marché régional sous pression sectorielle
Le comportement du contingent béninois s’inscrit dans un contexte régional plus difficile, caractérisé par un essoufflement global des indices de référence. L’indice BRVM Composite a reculé de -0,13 % pour s’établir à 364,69 points, tandis que le BRVM 30 a accusé un repli plus marqué de -0,43 %. Cette baisse d’intensité a entraîné une légère érosion de la capitalisation boursière globale, qui s’établit désormais à 14 060 milliards de FCFA. La physionomie de la journée a été marquée par une baisse généralisée des services financiers, dont l’indice sectoriel a chuté de -0,98 %, contrastant avec la performance du secteur industriel qui a bondi de +0,12 %.
Malgré ce recul des indices, la valeur totale des transactions a progressé de +17,85 % pour atteindre 1,1 milliard de FCFA, témoignant de mouvements stratégiques sur des valeurs à forte capitalisation. Dans ce paysage mouvementé, la séance a été dominée par une volatilité accrue avec 21 titres en baisse contre seulement 18 en hausse. Des valeurs comme Unilever CI ont profité de l’engouement industriel pour s’offrir la plus forte hausse du jour avec +7,49 %, tandis que le secteur bancaire régional a été plombé par le repli d’Ecobank Transnational Inc. qui a cédé -4,17 %. En définitive, cette journée de mardi consacre la résilience de la Loterie Nationale du Bénin, qui parvient à nager à contre-courant d’un marché régional en phase de correction.
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