Investissement, Bénin –La Société Béninoise des Infrastructures de Radiodiffusion (SBIR) entame, dans les toutes prochaines semaines, une opération d’envergure sur ses infrastructures techniques. En perspective, selon nos informations, la réhabilitation et la sécurisation de 38 pylônes de diffusion à travers le territoire, dans un contexte où la fiabilité des transmissions audiovisuelles devient un enjeu souverain.
Un montant de 233 millions de francs CFA, c’est la dotation mobilisée par la SBIR pour engager une nouvelle phase de travaux sur son réseau national de diffusion TNT et radio. Ce financement, obtenu auprès de NSIA Bank Bénin, doit permettre la réalisation de travaux de maintenance, de réhabilitation et de déchargement desdits pylônes stratégiquement répartis à travers le pays.
Un maillon clé à Abomey-Calavi
Parmi les installations visées, le pylône haubané de 200 mètres d’Abomey-Calavi retient particulièrement l’attention. Véritable pilier de l’architecture de la diffusion numérique terrestre dans le sud du Bénin, ce site sera le seul à bénéficier d’un traitement intégral, à savoir : réhabilitation, sécurisation et maintenance lourde.
Pour les 37 autres pylônes, selon les informations recueillies auprès de notre source bien informée, la SBIR prévoit des interventions techniques ciblées, essentiellement centrées sur le déchargement des structures – une opération destinée à alléger les contraintes mécaniques – et sur la maintenance préventive des équipements.
Le chantier, dont la durée d’exécution ne devra pas excéder quatre mois, s’inscrit dans une stratégie plus large de modernisation des infrastructures publiques de radiodiffusion.
NSIA Bank, partenaire technique et financier de la SBIR
Il s’agit là du deuxième appui financier accordé à la SBIR par NSIA Bank Bénin en 2025, dans le cadre d’une convention de financement à moyen terme signée avec l’État béninois. La même banque, selon notre source, avait déjà soutenu l’entreprise publique pour l’acquisition d’équipements techniques, de licences logicielles et de services de support indispensables à la pérennisation des activités de diffusion.
Une collaboration qui illustre le positionnement croissant des établissements bancaires dans le financement de l’infrastructure publique, bien au-delà du seul secteur productif.