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Kandi : Imorou Moustapha, CA3 destitué, promet une lutte « féroce » pour faire triompher Les Démocrates

Politique, La Marina BJLa destitution d’Imorou F. Moustapha, de son poste de chef du troisième arrondissement de Kandi, tout comme celle des autres élus, prononcée le mercredi 27 août 2025 lors d’un vote de défiance du Conseil communal, était attendue. Mais les propos du désormais ex-chef du troisième arrondissement de Kandi, tenus sur Speedline TV au lendemain de l’événement, donnent une nouvelle dimension politique à cette affaire.

L’ex-CA3, désormais figure du parti d’opposition Les Démocrates, assume son choix de quitter la FCBE et dénonce une manœuvre orchestrée par les blocs proches du pouvoir. Élu en 2020 sous la bannière des Forces Cauris pour un Bénin Émergent (FCBE), Imorou Moustapha a profité du micro de Speedline TV pour rappeler une fois encore les raisons de son départ et celles des autres conseillers concernés.

Selon lui, après les élections de 2020 et au fil du temps, ils ont « constaté que le parti FCBE se rapprochait trop de la mouvance, ce qui contredisait nos valeurs, parce que nous sommes opposés au système de la rupture ». Un constat notifié aux responsables du parti FCBE qui, d’après son groupe, « étaient en accointance avec le système en place », une pratique qui ne leur convenait pas. Par conséquent, « nous avons adhéré au parti Les Démocrates de l’ancien président Yayi Boni », déclare l’ex-CA3. Ce basculement, selon lui, a immédiatement déclenché une riposte politique : « Et c’est fini, c’est la débandade. S’en est suivie la destitution. Hier mercredi, ils nous ont destitués. »

« Ils se disent que les indemnités que nous percevons pourraient nous permettre d’animer encore le terrain. »

Dans son récit, l’ancien CA3 décrit un processus verrouillé, orchestré selon lui par les trois blocs politiques dominants, qui avaient pour seul objectif de les écarter, lui et ses collègues.

« Parce qu’aujourd’hui, il n’y a pas de différence entre la FCBE, l’UP-Le Renouveau et le Bloc Républicain. Ils ont réuni les conseillers pour que nous, qui avons adhéré au LD, soyons destitués de nos postes respectifs. Un vote de défiance a été émis à notre égard sous le regard de l’honorable Issa Salifou qui était dans la salle. Le vote s’est passé entre eux. Nous ne sommes pas allés dans la salle. Le temps de monter dans la salle, ils avaient déjà fini de sceller notre sort. En réalité, c’est ce qui s’est passé hier », affirme t-il.

Pour Imorou Moustapha, cette destitution vise clairement à limiter l’action du parti Les Démocrates sur le terrain. L’invité de Valentin Adjibocha estime que « ces trois blocs (FCBE, UPR, BR, ndlr) aujourd’hui sont les blocs du chef de l’État, de la mouvance présidentielle. Donc notre impact au niveau de la commune et de nos arrondissements respectifs a commencé à leur faire peur. Ils se disent que les indemnités que nous percevons pourraient nous permettre d’animer encore le terrain. Il faut nous destituer, il faut nous empêcher d’avoir ce montant. »

Mais loin de céder, il promet de renforcer la présence auprès des populations. « Nous, qu’on nous coupe nos indemnités, qu’on nous enlève de nos postes de responsabilité, ça ne nous empêche pas de travailler pour la victoire prochaine du parti Les Démocrates, parce que nous sommes à l’écoute de la population à la base. C’est de ça qu’il est question », martèle-t-il.

Ces propos, tenus sur un ton offensif, traduisent une volonté claire de transformer cette destitution en levier politique. Pour l’ex-CA3, maintenant qu’« ils ont fini de faire leur one man show », lui et ses collègues vont « descendre au niveau de la population pour leur rendre compte de ce qui s’est passé » et continuer « la lutte de manière féroce ».

« Attention aux vendeurs d’illusions »

Imorou Moustapha conclut son intervention par un message direct à l’opinion publique, plus particulièrement celle de la première circonscription électorale, qu’il appelle « à faire très attention aux vendeurs d’illusions ».

Et aux responsables de la mouvance, au niveau de cette circonscription, il souhaite qu’ils écoutent « le cri de cœur des populations, d’être sérieux envers ces populations pour, au moins une fois, cesser de salir les œuvres que le président Patrice Talon est en train de faire, d’écouter, de rendre compte au président Patrice Talon ».

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