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Transition énergétique au Bénin : une filiale du groupe français EDF chargée de redessiner le réseau électrique

Énergie, La Marina BJ Autorisé lors du Conseil des ministres du 21 mai 2025, La Marina BJ est en mesure de confirmer que c’est avec la société EDF International Networks, filiale du groupe français EDF, que l’exécutif béninois a finalement décidé de contractualiser la réalisation du schéma directeur des postes sources haute et moyenne tension (HT/MT) ainsi que des réseaux moyenne tension (MT) à l’horizon 2040. Un choix stratégique qui illustre les ambitions d’un pays en quête de modernisation et de sécurité énergétique.

Selon la communication officielle du Conseil des ministres, il s’agit de planifier le développement du réseau électrique sur les quinze prochaines années. Dans un contexte marqué par une forte croissance démographique et une dynamique industrielle croissante, l’enjeu est d’anticiper plutôt que de subir. « Ce schéma directeur en vue servira de boussole pour nos futurs investissements », nous souligne notre spécialiste à la rédaction évoquant le poids politique d’une telle décision dans la stratégie de rupture énergétique prônée par le gouvernement du président Patrice Talon.

Un contrat de plus de 300 millions de FCFA

Selon nos informations, la contractualisation entre la SBEE, représentant l’État béninois, et EDF International Networks est intervenue début septembre. Le montant de la prestation s’élève à 387,58 millions de FCFA. Dirigée actuellement par Sébastien Ruiz, la filiale française s’engage à livrer une feuille de route intégrant l’optimisation des investissements, la réduction des pertes techniques – évaluées depuis des années à des niveaux préoccupants – et la mise en conformité du réseau avec des standards internationaux.

La mission ne se limite pas à un exercice théorique. EDF International Networks devra proposer des solutions concrètes, notamment standardiser la tension à 20 kV pour fiabiliser la distribution et réduire les coûts, corriger les déficiences structurelles à l’origine des surcharges et coupures récurrentes, anticiper les besoins futurs, en particulier pour l’électrification rurale et le soutien aux zones économiques spéciales comme Glo-Djigbé, initier l’enfouissement progressif des réseaux à Cotonou, vitrine de la modernisation urbaine.

Transfert de savoir-faire et autonomie nationale

Comme l’a précisé le relevé du Conseil des ministres du 21 mai 2025, le contrat intègre également une dimension moins visible mais tout aussi stratégique : le renforcement des capacités nationales. Des ingénieurs béninois seront formés à la planification et à l’utilisation d’outils numériques, condition essentielle pour réduire la dépendance du pays à l’expertise étrangère.

La première phase, prévue entre 2025 et 2028, portera sur des travaux d’urgence destinés à sécuriser les zones les plus fragiles du réseau. C’est sur cette période que se jouera la crédibilité de l’opération, un premier test grandeur nature de la capacité du Bénin à mettre en œuvre une vision énergétique de long terme.

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