Politique, Justice, La Marina BJ – Au Bénin, les interpellations successives de figures de l’opposition, dans le sillage de la mutinerie avortée du 7 décembre, ont suscité des prises de position officielles de leurs formations politiques respectives. Les partis Restaurer l’Espoir et Les Démocrates ont, chacun par voie de communiqué, réagi aux deux arrestations, exprimant inquiétudes et demandes de clarification.
Dans un communiqué en date du vendredi 13 décembre 2025, le parti Restaurer l’Espoir annonce l’interpellation de leur président, Candide A.M. Azannaï. Selon cette déclaration, l’ancien ministre délégué à la Défense aurait été arrêté dans la matinée du 12 décembre devant le siège de son parti à Cotonou, avant d’être conduit à la Brigade économique et financière (BEF), à Agblangandan.
Le signataire indique qu’à ce stade, aucune notification officielle ne leur a été communiquée concernant les motifs de cette interpellation. Tout en dénonçant la situation, ils appellent leurs militants et sympathisants au calme et affirment suivre de près l’évolution du dossier.
Les Démocrates réagissent à l’interpellation de Chabi Yayi
Ce dimanche, le parti Les Démocrates a réagi à l’interpellation de son secrétaire national aux Affaires extérieures, Chabi Georges Nadjim Yayi. Dans un communiqué daté du 14 décembre, la formation d’opposition, dirigée par l’ancien chef de l’État Yayi Boni, affirme que ce dernier a été interpellé à son domicile de Cotonou dans la nuit, aux environs de 2 heures du matin, par des individus présentés comme appartenant aux forces de sécurité.
Selon le parti, Chabi Yayi aurait ensuite été conduit à la Brigade économique et financière, sans qu’aucune information formelle n’ait été communiquée à sa famille ni aux responsables du parti. Les Démocrates expriment leurs inquiétudes quant à son intégrité physique et dénoncent ce qu’ils considèrent comme une atteinte aux principes de l’État de droit.
Ces réactions interviennent alors que les autorités béninoises ont engagé des enquêtes judiciaires à la suite de la mutinerie avortée du 7 décembre, présentée par le gouvernement comme une tentative de déstabilisation des institutions. À ce stade, ni le parquet ni les forces de sécurité n’ont publiquement précisé les charges éventuellement retenues contre les personnes interpellées, ni le cadre exact des procédures en cours
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