Bourse, La Marina BJ — La 50ᵉ semaine de cotation (S50), du 8 au 12 décembre 2025, s’est déroulée dans un environnement boursier régional marqué par une phase de correction progressive. Après plusieurs semaines d’élan haussier, les indices de la BRVM ont cédé du terrain sous l’effet combiné de prises de bénéfices et d’arbitrages de fin d’année. Dans ce contexte moins porteur, les valeurs béninoises ont globalement fait preuve de retenue, avec des trajectoires différenciées, tandis que la Bank of Africa Bénin s’est affirmée comme l’un des titres ayant contribué, aux côtés d’autres valeurs solides de la sous-région, à limiter l’ampleur du repli du marché régional.
Sur l’ensemble de la semaine, le BRVM Composite recule de –1,43 %, le BRVM 30 de –1,49 % et le BRVM Prestige de –2,22 %, traduisant une correction plus marquée sur les valeurs dites de référence. La capitalisation boursière des actions s’établit à 13 410 milliards de FCFA au 12 décembre, en baisse hebdomadaire estimée à près de 195 milliards de FCFA. Il s’agit d’un repli maîtrisé, dans un marché qui demeure actif mais clairement entré dans une phase de consolidation.
Une semaine de consolidation pour la LNB
La Loterie Nationale du Bénin clôture la semaine sur une légère variation négative de –0,64 %, passant de 3 885 FCFA à 3 860 FCFA entre le vendredi 5 et le vendredi 12 décembre. Cette évolution résume une semaine marquée par une forte volatilité en début de période, suivie d’un retour progressif vers une zone d’équilibre.
Avec 12 024 titres échangés pour une valeur cumulée de 45,95 millions de FCFA, la LNB a enregistré une activité soutenue, sans toutefois enclencher un mouvement directionnel durable. Le titre semble désormais inscrit dans une phase de consolidation, soutenue par des fondamentaux inchangés, mais encore sensible aux arbitrages de court terme.
BIIC Bénin, une stabilité apparente sous tension
La BIIC Bénin termine la semaine quasiment à l’équilibre (–0,10 %), à 4 995 FCFA, après une succession de mouvements quotidiens parfois marqués. Derrière cette stabilité de façade, la valeur a été au cœur de nombreux ajustements, dans le sillage de la publication de son rapport d’activité trimestriel, qui a mis en évidence une croissance soutenue du bilan, mais une rentabilité sous pression.
Avec 10 533 titres échangés pour 52,18 millions de FCFA, la BIIC demeure l’un des titres béninois les plus surveillés de la cote. Cette intensité des échanges illustre une posture prudente des investisseurs, partagés entre le potentiel de croissance de l’établissement et la nécessité de sécuriser les positions acquises.
BOA Bénin, principal soutien du compartiment béninois
Dans un marché régional orienté à la baisse, la Bank of Africa Bénin se distingue comme la meilleure performance béninoise de la semaine. Le titre progresse de +2,75 %, pour clôturer à 5 965 FCFA, contre 5 805 FCFA une semaine plus tôt.
Cette évolution s’est accompagnée d’un volume significatif de 15 850 titres échangés, pour une valeur totale de 93,77 millions de FCFA, soit le niveau le plus élevé du compartiment national sur la période. Sans inverser à elle seule la tendance régionale, BOA Bénin a clairement participé, aux côtés d’autres valeurs défensives, à amortir le repli global du marché.
Sa capacité à concentrer les flux dans un contexte de correction confirme son statut de valeur de référence, appréciée à la fois pour son rendement et pour sa trajectoire de croissance structurelle. Avec une variation annuelle désormais supérieure à +60 %, la banque continue de s’imposer comme un pilier du segment financier à la BRVM.
Un marché régional sous le signe de la sélectivité
Au-delà des valeurs béninoises, la semaine 50 a été marquée par une hiérarchisation nette des performances. Les hausses hebdomadaires les plus notables ont été portées par ERIUM CI (+43,05 %), Servair Abidjan CI (+11,98 %) ou encore Sicor CI (+6,19 %). À l’inverse, des titres comme CFAO Motors CI (–17,87 %), Setao CI (–15,08 %) ou Bernabé CI (–6,21 %) ont subi des replis significatifs.
Cette dispersion illustre un marché entré dans une phase de tri sélectif, où les investisseurs privilégient les valeurs jugées les plus résilientes. Au terme de cette semaine, le compartiment béninois offre ainsi une lecture contrastée mais lisible : une valeur en consolidation, une autre en phase d’ajustement, et une bancaire qui, sans agir seule, s’impose comme l’un des facteurs de stabilisation du marché régional. Un positionnement qui confirme que, dans un environnement plus exigeant, certaines valeurs continuent de jouer un rôle d’amortisseur face aux mouvements de correction.
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