Justice & Politique, La Marina BJ — On en sait un peu plus sur les éléments ayant conduit à l’interpellation, dans la nuit du 14 décembre 2025, puis à la remise en liberté sous convocation de Chabi Yayi, secrétaire national aux relations extérieures du principal parti d’opposition, Les Démocrates. Au cœur des investigations ouvertes après la tentative de déstabilisation des institutions déjouée le 7 décembre 2025, les services d’enquête ont identifié l’exploitation d’une ligne téléphonique dont la carte SIM est enregistrée au nom de l’intéressé.
Selon des informations rapportées par le quotidien Fraternité, les vérifications menées par les officiers en charge du dossier ont permis de repérer cette carte SIM, qui aurait été utilisée lors de la phase préparatoire de la mutinerie finalement avortée. Entendu par les enquêteurs, le fils de l’ancien président Boni Yayi a indiqué ne plus faire usage de cette ligne depuis plusieurs mois. Les analyses techniques suggèrent toutefois que la carte SIM aurait servi à des échanges considérés comme sensibles dans la période précédant la tentative de déstabilisation.
À ce stade de la procédure, cet élément ne constitue pas une preuve d’implication directe, mais un indice matériel nécessitant clarification. L’enjeu central pour les enquêteurs est désormais de déterminer avec précision l’identité de l’utilisateur effectif de cette carte SIM au moment des communications examinées, une étape déterminante pour l’établissement d’éventuelles responsabilités.
Pour rappel, une nouvelle comparution de Chabi Yayi est attendue devant la Cour de Répression des Infractions Économiques et du Terrorisme (CRIET) le 26 décembre 2025, date à laquelle l’évolution de la procédure pourra être appréciée au regard de l’état d’avancement des investigations.
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