Pétrole, La Marina BJ – Après le rendez-vous manqué avec l’année 2025, le dénouement est désormais proche. Selon les dernières informations officielles de l’opérateur Akrake Petroleum, le « premier baril » national jaillira des eaux béninoises avant la fin du mois de janvier 2026.
À la suite de son communiqué de presse du 24 décembre 2025, le groupe Rex International Holding, maison mère de l’opérateur local Akrake Petroleum, n’a pas tardé à communiquer de nouveau afin de rassurer les observateurs du secteur. Ce lundi 12 janvier 2026, un nouveau communiqué de presse annonce que les difficultés techniques évoquées récemment sont maîtrisées et que le calendrier est désormais verrouillé.
Un dispositif prêt pour l’extraction
Le cœur du réacteur se nomme AK-2H. C’est ce puits de production horizontal, dont le forage dans la section réservoir débute précisément cette semaine (semaine du 12 janvier), qui doit libérer l’or noir béninois. Pourquoi ce retard de quelques semaines ? L’opérateur l’admet désormais ouvertement : la géologie sous-marine s’est montrée plus capricieuse que prévu. Des couches de schiste instables ont provoqué plusieurs « coincements de tiges », forçant l’équipe technique à revoir sa stratégie. Mais grâce à une analyse poussée des données géomécaniques collectées sur place, l’obstacle est désormais franchi. Le forage a réussi à traverser la couverture difficile pour atteindre enfin la zone cible.
Sur zone, le décor est planté. Le navire de stockage Kristina (FSO) et l’unité mobile de production Stella Energy 1 (MOPU) sont déjà positionnés et connectés. Contrairement aux tentatives passées des années 90, le Bénin dispose aujourd’hui d’équipements modernes et flexibles, capables de traiter le brut dès qu’il jaillira du puits AK-2H. Le plan de bataille communiqué prévoit, d’ici la fin janvier 2026, le démarrage effectif de la production sur le champ de Sèmè, dans le Bloc 1. Courant 2026, l’arrivée d’une nouvelle plateforme de forage plus puissante permettra de finaliser les autres puits et de booster le débit quotidien.
Le tournant
Pour le gouvernement du président Patrice Talon, ce « premier baril » ne sera pas qu’une réussite technique, mais un symbole politique fort. Après avoir sécurisé les droits de transit du pétrole nigérien via le méga-pipeline, le Bénin s’apprête à encaisser ses propres dividendes pétroliers.
Avec une production initiale qui montera progressivement en puissance, le pays s’offre un nouveau levier de croissance pour financer ses infrastructures et sa transition énergétique. Si la géologie a imposé sa loi en 2025, c’est bien la détermination technique qui semble avoir le dernier mot en ce début d’année 2026. Rendez-vous est pris dans deux semaines pour célébrer, enfin, le retour officiel du Bénin dans le club des nations productrices.
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