Bourse, La Marina BJ — La séance du mardi 10 février 2026 restera comme celle d’une bascule stratégique pour la place financière de Cotonou. Alors que la valeur transigée globale sur la BRVM a littéralement doublé pour atteindre le seuil impressionnant de 2,18 milliards de FCFA, la Bank of Africa Bénin (BOAB) s’est imposée comme le principal réceptacle de cet afflux massif de capitaux. En captant plus de 117 millions de FCFA de flux, le fleuron bancaire béninois change de dimension et confirme sa maturité boursière.
Le marché financier régional a vécu une journée d’euphorie sans précédent ce mardi, marquée par une hausse de +113,87 % de la valeur totale des transactions. Dans ce concert de records où la capitalisation boursière globale a franchi le cap des 14 615 milliards de FCFA, c’est le titre BOA Bénin qui a tiré le meilleur profit de cette injection de liquidités parmi le trio béninois. En drainant à elle seule 117 329 930 FCFA, la banque a vu son activité transactionnelle multipliée par plus de quatre par rapport à la veille, illustrant un appétit féroce des investisseurs institutionnels pour cet actif de premier plan.
Une incursion historique dans le Top 10 régional
Cette performance ne se limite pas aux frontières nationales. Grâce à cette mobilisation record de capitaux, la BOA Bénin s’est hissée au 7ème rang des valeurs les plus transigées de l’ensemble de l’UEMOA lors de cette séance de cotation. En se payant le luxe de devancer des mastodontes comme Palm Côte d’Ivoire ou BOA Sénégal, et en talonnant des géants tels que Sonatel et la Société Générale, la BOAB prouve que le pôle béninois est désormais un arbitre majeur de la liquidité régionale. Cette pression acheteuse a d’ailleurs permis au titre de progresser de +0,36 %, clôturant à 6 990 FCFA, aux portes du seuil psychologique majeur des 7 000 FCFA.
Si la BOA Bénin a été la grande bénéficiaire de ce séisme positif, l’onde de choc de la liquidité a irrigué l’ensemble du contingent béninois. La BIIC Bénin a également profité de cet emballement pour consolider ses positions avec une activité multipliée par quatre (2 611 titres échangés pour 12 938 350), tandis que la Loterie Nationale du Bénin (LNB) a utilisé ce surplus de liquidité pour signer un rebond technique salvateur de +0,90 %. À 3 935 FCFA, la LNB démontre que son rendement net de 7,00 % reste un aimant irrésistible lorsque l’argent circule massivement sur la cote.
Une BRVM en état de grâce
Au-delà du pôle béninois, c’est l’ensemble de la BRVM qui affiche une santé de fer ce mardi 10 février 2026. Les indices ont poursuivi leur ascension avec le BRVM Composite qui a progressé de +0,57 % (portant sa performance annuelle à un impressionnant +9,64 %), tandis que le BRVM 30 s’adjugeait +0,36 % et le BRVM prestige de +0,13%. Cette vitalité s’est traduite par un volume global massif de 5 334 552 titres échangés (+26,36 %), signe d’une circulation intense des actifs.
La physionomie de la séance révèle une domination nette des acheteurs avec 27 titres en hausse contre seulement 12 en baisse (8 titres étant restés inchangés). Le secteur industriel a littéralement porté le marché avec une envolée de +4,99 %, portée par les performances exceptionnelles d’Erium CI (+7,46 %), Eviosys Packaging (+7,43 %) et Uniwax CI (+7,32 %). À l’inverse, la journée de mardi a été plus complexe pour certains acteurs du secteur financier et de l’énergie. Ecobank CI enregistre la plus forte correction de la journée (-2,86 %), suivie de Vivo Energy CI (-2,78 %) et Coris Bank International (-2,00 %). Malgré ces quelques replis, la tendance de fond reste résolument haussière, portée par une confiance des investisseurs.
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