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Gouvernance locale au Bénin : 83 % de nouveaux visages à la tête des mairies

Politique, La Marina BJ Le paysage de la décentralisation au Bénin vient de connaître une mutation sans précédent. À l’issue d’un marathon d’installations achevé pour l’essentiel ce dimanche 15 février 2026, le verdict des urnes du 11 janvier dernier se traduit par un balayage massif de l’exécutif communal. Sur les 72 communes déjà fixées, 60 sont désormais dirigées par de nouveaux visages, marquant une rupture radicale avec la mandature précédente.

L’effervescence était palpable dans les hôtels de ville ce week-end, à travers tout le pays. Les nouveaux conseils communaux ont officiellement pris leurs fonctions lors de séances solennelles, validant les choix des états-majors politiques pour les différents exécutifs. Les statistiques compilées au soir de ce dimanche révèlent une tendance historique : le visage de la gouvernance locale a été renouvelé dans plus de 83 % des communes installées, ne laissant que de rares îlots de continuité sur l’ensemble du territoire.

Un renouvellement intégral dans les villes à statut particulier

L’un des faits saillants de ce scrutin réside dans le renouvellement total de l’exécutif des pôles urbains majeurs. À Cotonou, Luc GNACADJA succède à Luc Atrokpo, tandis qu’à Porto-Novo, Rachad TOUKOUROU prend les rênes de la capitale. La dynamique est identique à Parakou avec l’installation de Zul-Kifly ZAKARIE, et à Abomey-Calavi où Nathanaël KOTY s’installe à l’hôtel de ville. Ce basculement à 100 % au sommet des grandes municipalités souligne une volonté de redistribution des cartes dans la gestion des centres névralgiques du pays.

Le taux national de renouvellement atteint le niveau record de 83,33 %. Si les « nouvelles têtes » dominent désormais l’échiquier local, un cercle restreint de douze maires a réussi à conserver son fauteuil. Ces figures de continuité, qui ont su maintenir la confiance de leurs formations politiques respectives (UPR et BR), se comptent au nombre de douze sur l’ensemble du territoire installé. Parmi ces rares rescapés de la vague de 2026, on retrouve Auguste Aïhunhin (Covè), Christian Houétchénou (Ouidah), Taté Ouindéyama (Natitingou) et Kenam Mensah (Kpomassè). La liste des reconductions est complétée par Zinatou Alazi Osséni Saka (Kandi), Joseph Hounkanrin (Akpro-Missérété), Idrissou Yaya (Djougou), André Todjè (Sô-Ava), Ulrich Janvier Sokégbé (Djakotomey), Gabriel Ganhoutodé (Avrankou), Germain Wanvoègbé (Adjarra) et Robert Kassa (Matéri).

L’analyse géographique des installations montre une répartition contrastée du pouvoir entre anciens et nouveaux élus. Outre les départements (Littoral, Couffo et Collines) ayant totalement renouvelé leurs têtes de pont, le Mono enregistre un taux de mutation de 83,3 %, avec des renouvellements dans cinq communes, à savoir : Lokossa, Comè, Grand-Popo, Houéyogbé et Athiémé. Parallèlement, le Zou et le Borgou franchissent la barre des 75 % de nouveaux maires. Les départements de l’Atlantique et de l’Ouémé présentent une configuration identique, avec deux tiers de nouveaux visages pour un tiers de reconductions. Enfin, l’Atacora (66,66 %) et la Donga (75 %) affichent également des majorités de nouvelles figures.

Cinq communes toujours en attente

Le processus d’installation ne couvre pas encore l’intégralité du territoire. Cinq communes n’ont pas encore sacrifié au rituel de l’installation officielle de leurs responsables. Cette situation concerne les localités de Karimama et de Gogounou dans le département de l’Alibori, ainsi que Sakété, Ifangni et Adja-Ouéré dans le Plateau. Les autorités compétentes prévoient de finaliser ces dernières étapes dans les prochains jours.

Précisons, pour finir, que cette nouvelle configuration s’inscrit dans un cadre juridique strict. Selon les résultats définitifs de la Commission Électorale Nationale Autonome (CENA), seuls les partis Union Progressiste le Renouveau (UPR) et Bloc Républicain (BR) ont été déclarés éligibles au partage des sièges. En application du code électoral, l’ensemble des mairies du pays se trouve désormais sous la gestion exclusive de ces deux formations de la mouvance présidentielle, seules à avoir franchi les seuils de représentativité requis.

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