Cadre de vie, Bénin – Après avoir signé l’étude de faisabilité, l’État béninois confie à la filiale locale de GREGORI INTERNATIONAL la réalisation d’un projet stratégique pour la transition écologique urbaine. Objectif : structurer une production végétale industrielle au service du verdissement des grandes villes du Sud.
C’est un chantier discret, mais aux résonances multiples. Sur 27 hectares, dans une zone encore peu densifiée du Grand Nokoué, les engins devraient bientôt s’activer. Le gouvernement béninois a confié à GREGORI INTERNATIONAL Bénin, filiale de la société française spécialisée dans l’aménagement paysager, la construction d’une pépinière à vocation régionale, appelée à devenir l’un des outils majeurs de sa politique de verdissement urbain.
Le projet, déjà mûri depuis plusieurs mois, entre donc dans sa phase opérationnelle. Et ce n’est pas un hasard si les autorités béninoises ont fait le choix de reconduire l’entreprise qui en avait déjà conduit l’étude de faisabilité.
Une ambition végétale au cœur de la transformation urbaine
Baptisée Pépinière du Grand Nokoué, du nom de l’agglomération regroupant Cotonou, Abomey-Calavi, Porto-Novo, Sèmè-Podji et Ouidah, cette infrastructure doit permettre la production de 600 000 plants par an pendant deux années, avec la perspective d’alimenter durablement les projets d’aménagement paysager portés par l’État, les collectivités locales et, à terme, les opérateurs privés.
La première phase s’étendra sur 27 hectares, mais le site est extensible jusqu’à 215 hectares. À la clé : une filière horticole modernisée, appuyée sur des infrastructures conformes aux normes internationales, et une base logistique pour la mise en œuvre des ambitions climatiques du Bénin.
« Il ne s’agit pas simplement de planter des arbres, mais de structurer une chaîne de valeur autour du végétal, en y intégrant la formation, la vente et la maintenance des espaces verts », confie une source proche du projet.
GREGORI, un choix de continuité
Déjà chargée de la conception technique du projet, GREGORI INTERNATIONAL a dressé une cartographie complète des infrastructures à déployer. On y retrouve : Des bâtiments administratifs, comprenant des bureaux et une école de formation aux métiers du végétal ; Des bâtiments d’exploitation (serres de multiplication et d’élevage, ombrières de multiplication et d’adaptation) ; Un centre de commercialisation des végétaux (Garden center) ; Des installations d’irrigation sophistiquées ; Des infrastructures de stockage, notamment des containers ; Des aménagements de voirie, réseaux divers et éclairage ; Une clôture de sécurisation du site.
Ce déploiement logistique traduit une approche industrielle du végétal, là où, jusqu’ici, la production de plants restait marginale et artisanale. L’enjeu est double : réduire les coûts d’importation de végétaux d’ornement et offrir une réponse locale aux besoins croissants des villes en espaces verts.
Une vitrine de la stratégie verte du Bénin
À moyen terme, le gouvernement béninois entend faire de la pépinière du Grand Nokoué une vitrine régionale. « Le Bénin veut devenir une référence en matière d’infrastructures vertes urbaines. Cela passe par des outils techniques capables de produire en masse, sur place, et selon les standards internationaux », analyse notre spécialiste à la rédaction.
Dans un pays où l’urbanisation progresse rapidement, notamment dans les périphéries de Cotonou et Calavi, l’intégration du végétal dans les projets d’habitat, de mobilité et d’équipements publics devient un impératif. Et cette pépinière pourrait bien marquer un tournant dans cette stratégie.
Encore faut-il que la réalisation suive les ambitions. Selon nos informations, les travaux devraient débuter dans les prochaines semaines. Le compte à rebours est donc lancé.