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Croissance, agriculture, infrastructures : au Bénin, la BAD revendique un portefeuille de 1,3 milliard de dollars

Développement, La Marina BJLa Banque africaine de développement (BAD) a dévoilé, le 19 août 2025, sa fiche d’information annuelle consacrée au Bénin. Un document de quatre pages qui met en exergue les principales réalisations soutenues par l’institution dans le pays, avec un portefeuille actif de 1,3 milliard de dollars réparti sur 17 opérations.

Dans la fiche consultée par La Marina BJ, l’accent est mis sur la croissance économique, la transformation agricole, le développement des infrastructures et la résilience sociale et climatique.

Une économie en progression malgré les défis

La BAD confirme que le Bénin a enregistré une croissance du PIB de 7,5 % en 2024, en nette hausse par rapport aux 6,4 % de 2023. Cette performance, selon l’institution, repose sur l’agriculture (26 % du PIB), les services (49 %) et l’industrie (23 %).

Sur le plan macroéconomique, l’inflation a été maîtrisée à 1,2 % en 2024, bien en dessous du seuil de convergence de l’UEMOA. Le déficit budgétaire a reculé à 3 %, atteignant pour la première fois en cinq ans les critères communautaires. Quant au déficit du compte courant, il s’est amélioré à 6,2 % du PIB grâce à de bonnes performances à l’exportation. Selon la BAD, ces résultats traduisent la résilience de l’économie béninoise, soutenue par des réformes structurelles, en particulier autour de la Zone économique spéciale de Glo-Djigbé (GDIZ).

Une transformation agricole accélérée

Le secteur agricole demeure un pilier de l’économie béninoise. Entre 2020 et 2023, selon la fiche, la production de riz est passée de 406 000 à 712 000 tonnes, soit presque un doublement. La production de maïs a également progressé, atteignant 1,7 million de tonnes en 2023.

L’anacarde, produit phare du pays, connaît une véritable mutation, avec un taux de transformation passé de 19 % à 40,26 %, dynamisé par les investissements dans la GDIZ, indique la fiche d’information. Par ailleurs, toujours selon la BAD, le Projet de la vallée de l’Ouémé, financé à hauteur de 63,63 millions d’euros, accompagne plus de 21 000 agriculteurs dans 14 localités, avec une hausse notable de la production vivrière.

Des infrastructures au service de l’industrialisation

La BAD met en avant les projets structurants en cours, notamment l’industrialisation portée par la GDIZ, qui a mobilisé 1,4 milliard de dollars pour sa première phase, déjà marquée par l’installation de 31 industries et la création de 6 714 emplois directs.

Dans le domaine énergétique, le taux d’accès à l’électricité est passé de 36,5 % en 2020 à près de 40 % en 2023. Les investissements routiers ont, quant à eux, contribué à réduire les temps de trajet et à renforcer la connectivité régionale. Le taux de pauvreté est passé de 38,5 % en 2019 à 36,2 % en 2022, grâce à des programmes de protection sociale, de santé et d’éducation, particulièrement dans les zones rurales.

En matière de résilience climatique, la BAD évoque son soutien à des projets d’assainissement urbain, de protection côtière et d’approvisionnement en eau potable. Ces actions visent à renforcer la capacité du pays à faire face aux inondations et aux sécheresses. Toutefois, la fiche d’information note un besoin annuel de financement de 2,43 milliards de dollars pour répondre aux exigences de transformation structurelle et de développement durable.

Un alignement stratégique

Les interventions de la BAD s’inscrivent dans le Programme d’action du gouvernement (PAG) 2021-2026, axé sur l’industrialisation, le capital humain et la gouvernance. Elles s’appuient également sur le Document de stratégie pays 2022-2026 de la Banque, qui fait du Bénin un hub régional au sein de l’UEMOA et de la ZLECAf.

En définitive, la BAD se positionne comme un partenaire de premier plan du développement du Bénin, combinant financement, réformes et soutien technique, pour accompagner le pays dans sa trajectoire vers les objectifs de l’Agenda 2063 de l’Union africaine.

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