Régulation, La Marina BJ – À quelques semaines des élections générales de 2026, la Haute Autorité de l’audiovisuel et de la communication (HAAC) resserre l’étau autour d’un écosystème numérique devenu incontrôlable. Dans un communiqué en date du 12 novembre 2025, l’institution met en garde trente-et-trois plateformes opérant sans la moindre existence légale, accusées de diffuser des contenus illicites, de manipuler l’opinion publique et de contribuer à la dégradation du paysage informationnel national.
Selon les observations de son unité de monitoring, la HAAC constate depuis plusieurs mois l’essor de pages et sites anonymes se présentant abusivement comme des organes de presse. Ces plateformes, dépourvues d’autorisation, publieraient massivement de fausses informations, alimenteraient la désinformation et, dans certains cas, relayeraient des discours haineux. Pour le régulateur, ces dérives représentent une menace directe pour la cohésion sociale et pour la sérénité du processus électoral de 2026. Leur activité clandestine, souligne-t-il, porte atteinte à la crédibilité du secteur et viole plusieurs textes régissant les médias et le numérique au Bénin.
33 plateformes épinglées et des sanctions encourues
Dans son communiqué, la HAAC liste explicitement les plateformes concernées : TOPS INFOS, LA NATAYAISE, LA PRIMAUTE 100% SPORTS, LA NOUVELLE ÉCONOMIE, L’AFRICAIN, LE GRAND MONO, LE FOCUS, LE COURRIER, COLLINES INFOS, L’ŒIL DU MONDE, NOUVELLE LETTRE, L’ŒIL DE L’OUÉMÉ, ZANOU INFOS, NOUVELLE PRESSE, LE COURRIER BÉNINOIS, RACINE.COM, PHÉNIX INFO, NOUVEL ÉTALON, LE POLITIK INITIÉ, LE FLAMBEAU, LE GRAND QUÉMÉ, L’ŒIL RÉPUBLICAIN, ÉCHOS DE NOS COMMUNES, L’ULTIME INFO, BE AFRICA, LA TRIBUNE DES INFOS, LE PLATEAU D’ABOMEY, LA VOIX DU SUD, FIDÉLITÉ INFOS, NOUVELLE FORCE, AFRICAVI, L’AMAZONE et L’ALIBORI INFO DU JOUR.
Toutes sont sommées de cesser immédiatement leurs activités sous peine de poursuites. Les responsables encourent des sanctions prévues par le Code de l’information et de la communication, le Code du numérique, le Code pénal ainsi que la loi sur la radiodiffusion numérique. La HAAC appelle par ailleurs les citoyens et les professionnels à la vigilance face à ces contenus se présentant comme médiatiques mais dépourvus de reconnaissance
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