Politique, La Marina BJ — Après l’annonce officielle de sa démission du parti Les Démocrates (LD), le désormais ancien vice-président de la formation d’opposition est finalement sorti de sa réserve. Au micro de Bip Radio, Basile Ahossi détaille les raisons de son départ, rejette toute accusation de trahison et précise la trajectoire politique qu’il entend suivre, loin des appareils partisans.
Loin des spéculations, Basile Ahossi assure que sa rupture avec Les Démocrates n’a rien de soudain. « Ma démission est antérieure à la remise du parrainage, antérieure à mon vote contre la Constitution. Elle date de plus de trois mois », affirme-t-il. Selon lui, la lettre a été remise discrètement au président du parti par voie administrative, volontairement hors du champ médiatique afin d’éviter toute déstabilisation interne.
Un départ sans amertume, un attachement intact
Malgré la rupture, le deputé de la 17ème circonscription électorale dit ne nourrir aucune rancœur. Son « souhait le plus ardent, c’est que Les Démocrates entrent à l’Assemblée. C’est profitable au pays. » Il assure qu’il n’exclut pas d’apporter un soutien ponctuel au parti si l’intérêt national l’exige.
À ceux qui lui prêtent déjà une destination politique, Ahossi répond au micro de Bip Radio sans détour « Ce n’est pas à mon âge que je vais chercher à aller au BR, au Moele, à l’UP/R ou ailleurs. C’est terminé. » Aucune reconversion, aucun repositionnement tactique : il affirme mener désormais un parcours personnel, loin de toute stratégie partisane.
S’il refuse l’idée d’un retrait de la scène nationale, Basile Ahossi se montre clair sur ses motivations..« Ce n’est pas la politique que j’ai quittée, mais le petit débat où l’on pense à être ministre, député, chef d’institution. J’ai fini avec ça » ajoute-t-il. Il revendique un engagement affranchi des ambitions institutionnelles, centré sur la conviction et l’analyse.
Soutien assumé à Romuald Wadagni
Son appui au candidat de la mouvance présidentielle, Romuald Wadagni, continue d’alimenter les controverses. L’homme fort d’Athiémè assume pleinement avec un petit rappel. D’après Basile Ahossi, en 2016, il était opposant à Yayi et mais il a soutenu son candidat qu’était Lionel Zinsou. « Aujourd’hui, j’ai encore plus de raisons de soutenir Romuald Wadagni. Ce n’est pas une affaire de parti, c’est une affaire de conviction » précise Basile Ahossi. Il récuse également toute forme de transhumance en déclarant.
Accusé par certains militants d’avoir déserté au mauvais moment, Basile Ahossi se défend fermement : « Je n’ai jamais trahi et je ne trahirai jamais. » Selon lui, la loyauté n’exclut pas la lucidité et « quand ça ne va pas, on alerte. Ensuite, on prend ses responsabilités. »
Désormais dégagé de toute discipline partisane, Basile Ahossi se voit dans une posture d’« homme libre », guidé par ses convictions et non par les impératifs d’appareil. Son départ du parti Les Démocrates marque une rupture importante, mais pas un retrait. Son engagement pour le pays, dit-il, reste intact.
Par William Noé HOUNKANRIN (Collaborateur extérieur)
Restez connectés à l’actualité en temps réel en rejoignant notre chaîne WhatsApp pour ne rien manquer : actus exclusives, alertes, et bien plus encore.