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Au terme de 2025, la BOA Bénin survole la BRVM et relègue la LNB et la BIIC au second plan

Bourse, La Marina BJDans un marché régional euphorique, porté par une progression de plus de 25 %, les valeurs béninoises ont affiché des trajectoires diamétralement opposées au terme de l’exercice 2025. Si la Bank of Africa (BOA) Bénin signe une année historique, la Loterie Nationale (LNB) et la jeune entrante BIIC Bénin peinent à suivre la cadence imposée par le leader bancaire de Cotonou.

L’année 2025 restera celle d’un paradoxe saisissant pour la place financière béninoise à la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM). Alors que l’indice BRVM Composite s’est envolé de 25,26 %, confirmant la vitalité de la zone UEMOA, les investisseurs ont opéré des arbitrages massifs entre les fleurons du Bénin.

Le revers de la médaille pour la LNB

Pour la Loterie Nationale du Bénin (LNB), l’exercice 2025 s’apparente à une douche froide. Longtemps plébiscitée pour sa résilience, la valeur a fini par plier sous le poids d’un environnement concurrentiel agressif. Le titre termine l’année sur une contre-performance de -9,20 %, loin de l’euphorie ambiante.

Le coup de grâce est intervenu le 30 décembre 2025 avec la publication d’un profit warning (Lire LMBJ du 31/12/2025), alertant le marché sur un recul de ses résultats. Pour les actionnaires, le signal est clair, la phase de croissance est grippée, et le titre entame 2026 dans une zone de turbulences, avec une capitalisation qui stagne à 85,9 milliards FCFA.

Le choc des titans bancaires béninois

Le contraste est d’autant plus frappant lorsqu’on observe le secteur bancaire. Ici, deux géants se toisent, mais un seul a réellement conquis le cœur des investisseurs de la BRVM en 2025. Il s’agit la BOA Bénin. Après une année 2024 déjà solide (+15,88 %), la BOA BÉNIN avec une capitalisation de 237 milliards FCFA a changé de dimension. Elle boucle 2025 sur une hausse spectaculaire de 58,75 %, portée par un dynamisme qui en a fait l’une des valeurs les plus actives.

Face à elle, la BIIC Bénin a vécu un baptême du feu discret. Introduite en avril 2025 à 5 250 FCFA, la banque, qui reste pourtant la première capitalisation du pays avec 287,3 milliards FCFA, affiche un repli de 5,24 % (cours à 4 975 FCFA). Si sa puissance financière est incontestable, la BIIC est encore dans une phase de digestion boursière.

Un marché régional en pleine effervescence

Cette hégémonie de la BOA Bénin s’inscrit dans un tableau global rayonnant. Le marché a été porté par des locomotives comme Unilever CI (+428,57 %) et Safca CI (+359,03 %), qui dominent le top 10 des meilleures performances annuelles aux côtés de la BOA Mali (+111,64 %). À l’inverse, le compartiment des « pires variations » a vu des titres comme la Setao CI, la LNB ou la Sicor CI subir de lourds dégagements en fin d’exercice.

Sur le plan des indices, la hiérarchie de la croissance est menée par le BRVM Prestige (+25,61 %), suivi de près par le Composite (+25,26 %) et le BRVM 30 (+19,82 %). Cette vitalité s’est traduite par une intense activité sur les valeurs phares : la BOA Bénin figure au sommet des actions les plus échangées en valeur (11,629 milliards FCFA) de l’année 2025 occupant la cinquième place, confirmant son statut de valeur refuge et de liquidité. À l’autre extrémité, certains titres du secteur industriel et des services ont été les moins échangés, souffrant d’un désintérêt des investisseurs au profit des bancaires. Au 1er janvier 2026, avec une capitalisation béninoise globale dépassant les 600 milliards FCFA, les titres béninois cotés à la BRVM confirme leur statut de moteur régional, mais sous le leadership désormais incontesté de la Bank of Africa Bénin.

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