Élevage, La Marina BJ – La sécurisation du cheptel et l’amélioration des conditions d’élevage des petits ruminants s’imposent progressivement comme des priorités opérationnelles dans plusieurs zones agricoles du pays. Dans cette dynamique, l’Agence Territoriale de Développement Agricole (ATDA) Pôle 2 a reçu l’instruction de procéder à la mise en place d’abris de nuit équipés de parcours grillagés, destinés à renforcer la protection des animaux et à soutenir la structuration des activités d’élevage dans différents pôles stratégiques.
Selon nos informations, les infrastructures projetées concernent les pôles agricoles 2, 3, 4, 5 et 7, où l’élevage des petits ruminants représente un maillon essentiel de l’économie rurale. En apportant des solutions adaptées aux réalités du terrain, ce programme entend répondre aux difficultés récurrentes rencontrées par les éleveurs, notamment les pertes liées à l’insécurité nocturne, à la divagation des animaux et aux contraintes de gestion des troupeaux.
Des équipements pensés pour les besoins du terrain
La programmation fait état de la réalisation de treize abris, répartis de façon équilibrée entre les zones ciblées. Le pôle 2 devrait bénéficier de quatre infrastructures, tandis que deux sont prévues dans le pôle 3. Les pôles 4 et 5 accueilleront chacun deux ouvrages, et le pôle 7 en comptera trois. Cette répartition traduit une approche territoriale visant à ajuster les investissements aux besoins spécifiques de chaque pôle.
Selon les informations recueillies auprès de notre source bien informée, dans de nombreuses localités, l’absence d’ouvrages adaptés fragilise les exploitations et limite les perspectives de développement du secteur. Les abris de nuit avec parcours grillagés constituent, à cet égard, une réponse structurante. Ils permettent non seulement de protéger les animaux pendant la nuit, mais aussi d’améliorer leur suivi sanitaire et d’optimiser l’organisation des élevages. À travers ces installations, les autorités agricoles ambitionnent également de réduire les tensions liées à l’occupation des espaces ruraux, souvent sources de conflits entre éleveurs et agriculteurs.
Vers un élevage plus structuré et plus performant
Au-delà de leur vocation sécuritaire, ces infrastructures s’inscrivent dans une perspective de modernisation des filières animales, notamment celles du lait et de la viande. En favorisant de meilleures conditions d’élevage, elles encouragent l’adoption de pratiques plus professionnelles et contribuent à l’amélioration des performances zootechniques.
Les retombées attendues sont multiples notamment la réduction des pertes, amélioration de la productivité, renforcement de la sécurité alimentaire et augmentation des revenus des éleveurs. À moyen terme, ces investissements devraient également accroître la résilience des exploitations face aux aléas climatiques et économiques, tout en consolidant le rôle de l’élevage dans le développement rural.
Par cette initiative dotée d’un budget prévisionnel de 110,9 millions de FCFA, l’État béninois réaffirme son engagement à accompagner les producteurs à travers des actions concrètes, orientées vers un élevage plus sécurisé, mieux organisé et durablement intégré aux stratégies nationales de développement agricole.
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