Consommation, La Marina BJ — Porté par une bonne campagne agricole et une offre locale plus abondante, le niveau général des prix à la consommation a reculé en octobre. Selon l’INStaD, l’inflation moyenne s’établit désormais à 0,9 %, confirmant la stabilité du cadre macroéconomique béninois.
Le panier de la ménagère béninoise a légèrement respiré au mois d’octobre 2025. Selon le dernier bulletin de l’Institut national de la statistique et de la démographie (INStaD), l’Indice harmonisé des prix à la consommation (IHPC) s’est établi à 102,0, contre 102,2 en septembre. Ce recul de 0,2 % du niveau général des prix marque une accalmie après plusieurs mois d’ajustements successifs.
Les produits vivriers à l’origine du repli
Le ralentissement des prix provient principalement de la baisse observée dans la division « Produits alimentaires et boissons non alcoolisées », en diminution de 0,9 % sur un mois. Les sous-catégories les plus influentes sont les céréales et les tubercules, dont les prix ont chuté de 2,5 % chacune. En cause, selon l’INStaD : la bonne disponibilité du maïs et de l’igname fraîche sur les marchés, conséquence directe de la saison des récoltes. Cette abondance a permis d’alléger la pression sur les prix alimentaires, qui pèsent pour plus d’un tiers dans le calcul de l’indice global.
À l’inverse, la division « Transports » a enregistré une hausse de 0,9 %, due notamment à la remontée des coûts du carburant et à la répercussion des charges logistiques. Mais cet effet haussier est resté marginal au regard du poids des produits vivriers dans le panier de la ménagère.
Un repli confirmé sur le trimestre
Sur trois mois, entre juillet et octobre 2025, le niveau général des prix a reculé de 0,8 %. Ce repli trimestriel s’explique, selon le bulletin mensuel de l’INStaD, par la baisse des prix dans plusieurs divisions : les produits alimentaires (-1,6 %), les restaurants et services d’hébergement (-3,8 %) et les assurances et services financiers (-1,1 %). À l’opposé, les hausses les plus notables ont été enregistrées dans les postes « Logement, eau, électricité, gaz et autres combustibles » (+1,5 %) et « Loisirs, sport et culture » (+4,4 %). Globalement, le recul des produits de base a suffi à compenser la dynamique haussière des services et des dépenses liées au confort domestique.
En glissement annuel, selon les données de l’INStaD, le niveau général des prix a progressé de 1,8 %, contre 2,3 % en septembre. Cette décélération confirme la tendance à la stabilisation observée depuis le début du second semestre. L’inflation annuelle reste ainsi bien inférieure au seuil de convergence de 3 % fixé par l’UEMOA, traduisant la bonne tenue du cadre macroéconomique national. Les principales sources de hausse demeurent les produits alimentaires et boissons non alcoolisées (+6,2 %) et les transports (+2,1 %), alors que les services d’hébergement (-7,4 %) et les produits de communication (-2,0 %) ont contribué à limiter la progression générale.
Des disparités régionales
L’analyse régionale révèle toutefois des contrastes. Dans la région Nord-Est (Borgou-Alibori), les prix ont augmenté de 8,4 % sur un an, en raison du coût du transport et des fluctuations sur les marchés vivriers. À l’inverse, le Sud-Centre (Littoral-Atlantique) et le Centre (Zou-Collines) affichent des hausses limitées à 1,4 % et 0,5 % respectivement. Ces écarts traduisent la diversité des dynamiques économiques entre zones urbaines et rurales, les premières bénéficiant d’un meilleur accès à l’offre et aux infrastructures de distribution.
Le taux d’inflation moyen annuel ressort à 0,9 %, contre 1,0 % le mois précédent. Calculé sur la moyenne des douze derniers mois, cet indicateur de convergence confirme la maîtrise du niveau général des prix dans le pays. Il reflète à la fois la bonne gestion des circuits d’approvisionnement, la régularité de l’offre agricole et la prudence des politiques publiques en matière de stabilisation du coût de la vie.
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