Rapport d’activité, La Marina BJ – Dans un Mali traversé par les incertitudes économiques et politiques, BOA Mali avance à contre-courant. La banque affiche, à l’issue du troisième trimestre 2025, une hausse de 26,2 % de son résultat net, pour atteindre 9,16 milliards FCFA, confirmant son rôle de pilier dans l’architecture financière du groupe Bank of Africa.
Le rapport d’activité trimestriel, daté du 7 novembre et rendu public trois jours plus tard à la BRVM, consacre un modèle de croissance maîtrisé : rigueur dans l’allocation des ressources, discipline du risque et fidélité d’une clientèle toujours plus nombreuse.
Le mouvement est net. Les dépôts clientèle grimpent de 9,2 %, à 459,06 milliards FCFA, tandis que les crédits nets reculent de 8,6 %. S’agissant du total bilan, il progresse tout de même de 2 %, à 552,46 milliards FCFA, soutenu par un Produit Net Bancaire (PNB) de 28,5 milliards FCFA (+5,8 %) et un Résultat Brut d’Exploitation (RBE) de 12,6 milliards FCFA (+6,4 %). En clair, la rentabilité s’accroît, les coûts demeurent maîtrisés et la marge se consolide.
Une performance qui trouve écho sur la BRVM
La publication du rapport a agi comme un signal de confiance sur le marché boursier. Le 7 novembre, lors de la dernière séance de cotation avant sa diffusion, le titre BOA Mali (BOA ML) bondissait de +4,11 % pour atteindre 3 800 FCFA, avant de se stabiliser à 3 795 FCFA le lundi 10 novembre. Sur un an, la valeur a tout simplement doublé, avec une variation annuelle de +100,79 % — une rareté dans le compartiment bancaire de la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières.
Avec un rendement net de 6,25 % et un PER de 11,42, le titre figure désormais parmi les valeurs bancaires les plus performantes du marché régional, aux côtés de BOA Bénin et Ecobank Côte d’Ivoire.
Une leçon de gestion dans un contexte contraint
BOA Mali évolue dans un environnement complexe : un système bancaire soumis à des tensions de liquidité, une économie sous pression et une conjoncture régionale instable. Mais c’est précisément dans ce contexte que la filiale malienne se distingue — en misant sur la résilience et la discipline financière.
Le coût du risque, contenu à 4,9 milliards FCFA, illustre cette gestion prudente. Et loin de freiner son expansion, cette approche méthodique lui permet d’améliorer la qualité de ses actifs et de renforcer la confiance de ses partenaires.
Le management de la filiale malienne affiche sa sérénité pour la suite. Selon le rapport d’activité signé par le Directeur Général Georges Nabi, « malgré un contexte économique difficile, le dernier trimestre de l’année en cours ne devrait pas remettre en cause les performances affichées ». Dans un marché en quête de stabilité, la direction affirme que « BOA Mali reste résiliente ».
Restez connectés à l’actualité en temps réel en rejoignant notre chaîne WhatsApp pour ne rien manquer : actus exclusives, alertes, et bien plus encore.